Bob Marley, le pape du reggae, mourait il y a 30 ans (6.2.1945 – 11.5.1981)

Bob Marley né à Nine Miles, paroisse de Saint Ann
le 6 février 1945, le pape du reggae aux plus de 200 millions
d’albums vendus dans le monde, est mort le 11 mai 1981 à Miami, il
y a 30 ans, (il aurait aujourdhui 66 ans) occasion de rendre
hommage à celui qui continue, génération après génération, de faire
vibrer la planète
.

Les rastafaris de Zambie se rassembleront à Lusaka pour un
grand concert nocturne afin de « célébrer la vie » de leur idôle,
devenue le « porte-voix des défavorisés » de la planète, dont la
musique, dit à l’AFP Brian Chengela, directeur de Jah
Entertainment, « continue, par sa force, de maintenir une unité qui
transcende les croyances, les races, les couleurs, les frontières
et les cultures ».

Concerts, émissions de radios ou télévisées sont également
prévus en France où France Ô diffusera le concert « Live at The
Rainbow » et le documentaire « The Wailers : Catch a fire », plongée
dans les coulisses de cet enregistrement (Catch a fire) en
1972.

En 1977, Bob Marley s’était produit avec son groupe,
« The Wailers », au Rainbow Theatre de Londres, un concert mythique
pendant lequel il avait interprété les morceaux de l’album qu’il
venait d’enregistrer dans la capitale
britannique
:

– I Shot the Sheriff
– Lively Up Yourself
– Get Up, Stand Up
– Jamming
– No Woman No Cry
– Exodus
– War

Deux livres paraissent en français à cette
occasion
:

Bob Marley, Les secrets de toutes ses chansons
1962-1981
, de Maureen Sheridan (éditions Hors Collection),
journaliste spécialiste du reggae, à la tête de sa propre maison de
disques en Jamaïque

Bob Marley, destin d’une âme rebelle
(Flammarion) de Francis Dordor, journaliste aux
Inrockuptibles.

Ce livre rassemble des interviews des proches de Bob Marley,
Bunny Wailer, Peter Tosh, Chris Blackwell, « Family Man » Barrett,
Sly Dunbar, son manager Don Taylor ou Cindy Breakspeare, témoignant
de la vie de l’artiste en butte au cynisme de l’industrie musicale
et soumis à la violence de l’île, devenue indépendante en
1962.

Trente ans après sa mort prématurée, suite à un cancer
généralisé, Robert Nesta Marley, reste pour beaucoup de ses adeptes
et de jeunes qui découvrent la musique de leurs parents ou
grands-parents, la super star venue d’un pays pauvre, symbole de la
contestation universelle, d’émancipation et de
liberté.

Sa voix, sa spiritualité, qui s’inscrivaient dans la
mouvance rastafari lui valant souvent d’être désigné comme l’apôtre
du cannabis, est devenue celle des défavorisés à travers la
planète
.

Notamment en Afrique, rappellent les musiciens Alpha Blondy
et Tiken Jah Fakoli, où Bob Marley avait prédit que le reggae
reviendrait comme à sa « source ».

Bob Marley est né le 6 février 1945 à Rhoden Hall près de
Nine Miles, dans la paroisse de Saint Ann (Jamaïque), d’une mère
jamaïcaine et d’un père anglais, officier de marine, qu’il n’a pas
connu.

Il a grandi dans le ghetto de Trenchtown à
Kingston.

En 1962, il enregistre son premier titre « Judge Not » et fonde
peu de temps après avec Peter Tosh et Bunny Wailer, le groupe « The
Wailers ».

En 1966, il part travailler aux Etats-Unis pour des
raisons économiques
.

Il fera, plus tard, une rencontre décisive avec Mortimer
Planno, rasta jamaïcain d’origine cubaine qui lui transmettra une
partie de sa culture rasta.

De retour en Jamaïque, à la fin des années 60, il signe avec
le label Island et sort avec les Wailers ses premiers albums au
début des années 70, « Catch a fire » et « Burnin » en
1973.

En 1974, il enregistre son premier album solo « Natty
dread ».

Les albums s’enchaîneront jusqu’à la fin (Rastaman Vibration
en 1976, Exodus en 1977, Survival 1979, Uprising, 1980).

Accéder au site officiel
(anglais)
Accéder Site du musée de Bob Marley à Kingston,
Jamaïque
(anglais)

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